Lab à Cannes

Nom du projet Lab à Cannes
Porteur de projet Hélène
Statut En cours
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Pitch du projet

Lorsque j'étais petite, j'avais l'impression que tout avait déjà été découvert, ou inventé, et puis j'ai grandi. Je suis devenue ingénieure mais au début de ma deuxième année d'études, j'ai fait une première poussée et j'ai temporairement perdu la vision d'un œil, plutôt gênant quand on travaille dans l'informatique. J'avais 20 ans. 

Le temps a passé, je me suis fiancée,  j'ai été diplômée,   et on a enfin diagnostiqué ce qui avait provoqué cette première poussée et quelques autres : la Sclérose en Plaques. J'avais 23 ans.

Le temps a encore passé, j'ai commencé à travailler, je me suis mariée, j'ai commencé à avoir du mal à marcher donc on m'a conseillé de prendre une canne. Mais ça ne fait pas rêver,  une canne, à 26 ans. 

Le temps a encore passé, je continuais à vouloir masquer mes difficultés mais j'ai attendu mon premier enfant, et le poids aidant ( ou pas, justement) je suis tombée sans raison devant la machine à café. 

Là, il ne s'agissait plus seulement de moi et de mon ego froissé de devoir s'admettre handicapée, il s'agissait de la santé de ma fille ! J'ai enfin accepté d'utiliser une canne. J'avais 28 ans. 

J'ai alors compris que c'était ma meilleure alliée puisqu'elle m'a permis de visiter Carcassonne, toujours enceinte de 7 ou 8 mois, sans risques pour moi ni pour mon bébé. 

Avantage supplémentaire : on me laisse des places assises dans les transports en communs et je suis beaucoup moins fatiguée le soir. 

Le temps passe encore, ma fille grandit, pour elle  la canne est naturelle : avant de savoir parler, pour nous faire comprendre qu'elle veut aller se promener, elle nous apporte les baskets de son père et ma canne !

J'ai 30 ans, elle 1 an et demie. 

Le temps passe encore, nous avons maintenant 2 enfants, nous arrivons à Lyon, ma première canne est restée en Normandie, oubliée lors du déménagement. Elle m'avait bien servi, sa poignée en bois était confortable, chaude et douce sous la main mais des morceaux se détachaient de temps en temps, au fur et à mesure des chutes. 

Ma deuxième canne était beaucoup plus jolie, violette et décorée de fleurs, sa poignée est fine et élégante. Bon, était élégante quand je l'ai reçue pour le baptême de ma fille. Aujourd'hui, elle est toujours aussi fine mais la peinture est presque entièrement partie et la poignée semble rouillée.

J'ai d'autres cannes, plus ou moins belles, mais que j'utilise peu, soit par peur de voir la poignée s'abîmer aussi,  soit parce que la poignée n'est pas adaptée à ma main ( trop fine, trop dur, trop épaisse, ...)

Mon projet est le suivant : peut-on faire quelque chose pour protéger les poignées de cannes ? Les rendre plus jolies,  plus confortables, plus adaptées à leur utilisateur ? 

J'ai déjà quelques éléments de réponse ( cf. La documentation du projet ci- dessous)

Aujourd'hui, j'ai 42 ans et j'utilise plutôt des bâtons de marche mais pour tout ceux qui utilisent une canne ou hésite à en utiliser une, j'aimerais concrétiser ce projet et pouvoir leur proposer une solution plus satisfaisante qu'un bout de mousse adaptée d'une protection de poignée de vélo ou un strappe pour poignée de tennis. 

Quelque chose de joli, confortable, pratique et hygiénique. 

Merci de m'aider à poursuivre cette aventure et de contribuer à faire des aides à la marche ( cannes, béquilles et autres baton ) des outils du quotidien au même titre que les  lunettes ou les coques de téléphone. 

Merci pour votre attention. 

Hélène  Guennec 

06 61 77 52 17.